Faire un pas, c’est faire un choix
Réflexe de mobilité quotidienne, la marche permet de gravir des sommets et d’explorer le monde au-delà des frontières. Essentielle à la liberté, elle est un outil de mobilisation pour revendiquer des droits. Depuis les années 1960, elle constitue aussi une expression artistique. L’exposition thématise le concept de la marche en huit chapitres, à travers des interventions artistiques allant du Land Art à la mobilisation sociétale. Partant du lien entre la marche et la nature, l’exposition explore l’empreinte, la prise de risque, la conquête, la chute et l’engagement pour aboutir à l’obéissance, la désobéissance civile et la mobilisation. Le Pénitencier rassemble des œuvres de Hamish Fulton, Francis Alÿs, Martina Gmür, Fischli & Weiss, Douglas Gordon, Richard Long ou encore Not Vital. Toutes les œuvres présentées abordent la thématique de la marche sous l’angle de l’engagement du corps et de l’esprit et renforcent l’idée que « faire un pas, c’est faire un choix ».
Une production sur mesure de l’artiste anglais Hamish Fulton
Le Pénitencier présentera sur sa façade une œuvre monumentale conçue sur mesure par l’artiste anglais Hamish Fulton (*1946). Fidèle à la devise « No walk, no art » (« Pas d’art sans marche »), Fulton pratique la marche comme un médium artistique à part entière dans le monde entier depuis 1973. À l’inverse du Land Art, son travail est centré sur l’expérience vécue dans le paysage et sur sa restitution visuelle. Invité par le Musée d’art du Valais pour cette exposition, l’artiste effectuera une marche solitaire en ville de Sion. De cette déambulation entre Valère et Tourbillon résultera une œuvre monumentale et graphique, conçue et produite sur place pour accueillir les visiteurs dès le soir du vernissage. L’œuvre fera l’objet d’une acquisition et complétera les collections du Musée d’art, enrichissant l’ensemble dévolu à la thématique du paysage et de l’art contemporain.
Une exposition sur la marche dans un ancien pénitencier
Organiser une exposition sur le thème de la marche dans un ancien pénitencier permet de souligner une contradiction. Lieu d’enfermement et d’entrave à la liberté, la prison n’autorise la marche que sous contrôle et dans un périmètre très restreint. Les œuvres rassemblées dans cette exposition ouvrent l’horizon de cet univers sur l’exploration de territoires naturels plus vastes, voire illimités.

